Histoire de la commune

Petite commune particulièrement tranquille de la banlieue Sud de Clermont-Ferrand, Pérignat-lès-Sarliève, dont le noyau ancien se situe à 8 km à peine du centre de la capitale auvergnate, s'étale maintenant de plus en plus du Nord au Sud le long de l'ancienne R.N.9. C'est déjà la campagne aux portes de la grande ville, avec un calme encore accru par la déviation récente de la grande route qui, il y a peu de temps encore, traversait le bourg.

Historique

Bâti à 380 mètres d'altitude au bas du flanc Est de la colline de Gergovie, qu'il sépare de l'ancien lac de Sarliève (assaini seulement sous le régime de Louis XIII), le vieux village a sans doute des origines fort anciennes.

Les bords du lac étaient habités au moins depuis l'époque de la "Tène III" comme le montre la nécropole gauloise découverte à moins de 3 km à vol d'oiseau. Ici même des sépultures ont été mises à jour dont les plus anciennes semblent dater du IVème siècle de notre ère. Le site était d'ailleurs un lieu de passage obligé, entre la colline et le lac. Il fut emprunté dès le début par la grande route de Paris au Languedoc dont l'origine remonte pour le moins au haut Moyen-âge.

L'histoire de Pérignat est toutefois mieux connue depuis le XIIIème siècle. En 1240 ce fief appartenait à Robert, Dauphin d'Auvergne, qui en rendit alors foi-hommage à l'évêque de Clermont.

Par la suite diverses familles possédèrent successivement la seigneurie depuis Alix de la Roche-Donnezat, veuve en 1312 de Guillaume de Pérignat, chevalier. On trouve ainsi, au XVème siècle, les de Bosredont, avec notamment Louis, écuyer et favori de la reine Isabeau de Bavière, assassiné par ordre du roi Charles VI qui fit ensuite jeter son corps dans la Seine, enfermé dans un sac sur lequel on lisait "laissez passer la justice du Roi".

Possédée temporairement, vers la fin du XVIème siècle par une autre lignée de vieille noblesse, celle des marquis de Langeac, la seigneurie appartint toutefois le plus souvent à des familles d'origine bourgeoise et notamment, depuis le début du XVIIème siècle, à la famille Durant, encore présente à la révolution. Ses armes, "d'azur du cœur d'argent traversé d'une flèche de même et accompagné de trois roses aussi d'argent" sont toujours visibles sur la porte du château, aujourd'hui mairie, et sur le porche d'entrée de la cour qui précède.

La paroisse devint commune en 1789 mais fut après rattachée à Aubière dont elle se sépare à nouveau en 1873. Avec un nom successivement orthographié Perinhac, Peyrignac, Perinhat et enfin Pérignat-lès-Sarliève, le village était encore appelé il y a peu de temps Pérignat-Petit ou le Petit Pérignat pour le distinguer d'un autre Pérignat, situé sur la rive opposée de l'Allier.

Pendant longtemps l'activité essentiellement viticole, comme en témoigne la multitude des caves, souvent assez impressionnantes mais aujourd'hui pour le plus grand nombre abandonnées, qui truffent non seulement le sous-sol des anciennes maisons mais aussi les coteaux environnants. A la fin du siècle dernier la vigne occupait plus de la moitié du territoire et son produit jouissait depuis longtemps de quelque réputation puisque, dès le début du XVIIIème siècle, le chanoine Audigier, dans son "Histoire de l'Auvergne", cite le cru de "Dieu le Père" comme l'un des plus renommés de l'Auvergne. Bien des ceps ont aujourd'hui disparu. Mais il reste encore un beau vignoble, d'une quarantaine d'hectares, où le "Gamay", cépage traditionnel de l'Auvergne, a été bien conservé. Il produit un vin agréable, fort apprécié des connaisseurs.

Si l'agriculture n'occupe plus, à plein temps, que quelques familles, la population, depuis une décennie, a plus que doublé avec l'arrivée de citadins qui recherchent le calme et la proximité de la nature. Mais ce développement récent s'est fait sans à coups, sans pollution et sans conflits dans le cadre d'un habitat pavillonnaire. Il restera sans doute limité, permettant de conserver une véritable vie communautaire.

Pérignat reste et s'efforcera de rester un vrai village, avec ses commerces, ses artisans, trois hôtels-restaurants réputés et une ambiance quasi familiale. Son tissu associatif regroupant de multiples activités contribuant largement à créer et entretenir un climat de convivialité.

Description du blason

Voici le blason qui fut pendant longtemps l’emblème représentant la commune et encore avant cela, la famille propriétaire des terres du château.

Armes : D’azur à un coeur d’or percé d’une flèche du même posée en bande, accompagné de trois roses aussi d’or deux en chef et une en pointe.

Origine :Famille originaire de la ville de Pontgibaud d’où elle a essaimé à Clermont, à Riom et à Thiers, la branche de Clermont a été anoblie par la charge du conseiller à la Cour des aides de cette ville, exercée pendant plusieurs générations.
François Durant, seigneur de Pérignat, assigné le 8 janvier 1706, en recherche de noblesse, fut maintenu le 24 avril de la même année, sur la vue de ses titres ; trois de ses membres furent convoqués et assistèrent aux assemblées de la noblesse tenues à Clermont en 1789 ; elle est éteinte dans toutes ses branches.